La sécheresse oculaire est une affection chronique caractérisée par une lubrification insuffisante des yeux en raison d’une instabilité du film lacrymal. Parmi les facteurs de risque, on retrouve l’âge, la ménopause et certains médicaments. Cependant, l’utilisation prolongée des écrans numériques aggrave souvent la sécheresse oculaire. En effet, téléphones, tablettes et ordinateurs nous ont menés à un point où les études estiment que plus de 60 % des employés de bureau qui utilisent des téléphones intelligents ou des ordinateurs1 souffrent de sécheresse oculaire. Les larmes artificielles constituent une solution courante pour gérer cette condition, mais toutes les gouttes oculaires n’agissent pas de la même manière. En raison de leurs formulations variées, certaines options peuvent être mieux adaptées pour répondre à des symptômes et des besoins spécifiques.
Le défi de la ré-application

Bien que les gouttes oculaires puissent être efficaces, un défi fréquent pour les utilisateurs est la fréquence à laquelle elles doivent être réappliquées. Les lubrifiants ne restent pas toujours longtemps à la surface de l’œil en raison des mécanismes de défense naturels. Le drainage lacrymal et le clignement peuvent en limiter l’efficacité. De plus, il existe une limite au volume pouvant être appliqué sur l’œil. Le cul-de-sac conjonctival, soit l’espace entre la paupière et le globe oculaire, ne peut en contenir qu’une quantité restreinte.
Le rôle de la viscosité
Alors, quelle est la solution scientifique à tout cela ? La viscosité. La viscosité décrit l’épaisseur d’un liquide ou sa résistance à l’écoulement. Dans les lubrifiants oculaires, elle joue un rôle clé dans le temps de rétention à la surface de l’œil. Lorsqu’on cherche une goutte oculaire à effet prolongé, une formulation hautement viscoadaptative, comme la gamme I-DROP®, est privilégiée. En effet, ce type de formulation est particulièrement avantageux, étant donné que les lubrifiants oculaires doivent présenter une viscosité supérieure à celle des larmes naturelles, puisqu’ils sont dilués une fois instillés dans l’œil.

Les formulations à viscosité plus élevée ont tendance à :
- Augmenter le temps de rétention sur l’œil
- Offrir une hydratation plus durable
- Mieux résister au drainage et à l’évaporation
Les formulations dotées d’une viscosité optimisée et d’un comportement viscoadaptatif peuvent prolonger le temps de rétention à la surface oculaire, améliorer la stabilité du film lacrymal et réduire la nécessité d’applications fréquentes. Comme les formulations très visqueuses peuvent entraîner une vision temporairement floue, leur conception doit trouver un équilibre entre rétention, confort et clarté visuelle.
Avec des produits viscoadaptatifs comme I-DROP® PUR et I-DROP® PUR GEL, la surface de l’œil est recouverte de nouveau à chaque clignement. Cette caractéristique permet aux larmes artificielles de rester plus longtemps sur l’œil et d’offrir un confort accru en réduisant le besoin de réapplication fréquente.
Mesure de la performance : temps de rupture du film lacrymal (TBUT)
Le TBUT (Tear Break Up Time)2 est une mesure clinique de la stabilité du film lacrymal. Un TBUT plus court peut refléter une évaporation accrue des larmes, un dysfonctionnement de la couche lipidique, une déficience aqueuse ou d’autres altérations de la dynamique du film lacrymal. Cet examen est réalisé en instillant de la fluorescéine dans l’œil afin d’observer le temps nécessaire à l’apparition des premières zones de rupture du film lacrymal.
Mathers et Lane ont affirmé que « la stabilité du film lacrymal fait en réalité principalement référence au taux d’évaporation; un film lacrymal stable est celui dans lequel une quantité minimale de larmes s’évapore »³.
L’évaporation survient lorsque le film lacrymal devient instable, soit en raison d’une production insuffisante de la couche aqueuse par les glandes lacrymales, soit d’une diminution de la sécrétion lipidique (meibum) par les glandes de Meibomius, ce qui affaiblit la couche lipidique. Lorsque l’un ou l’autre de ces mécanismes se produit, cela entraîne une évaporation rapide et une rupture du film lacrymal. C’est pourquoi les professionnels évaluent la stabilité du film lacrymal afin d’analyser la sécheresse oculaire.
Lorsqu’il s’agit d’interpréter les résultats du TBUT, les repères généraux sont les suivants :

En effet, plus ce délai est long, plus le film lacrymal est stable. Toutefois, lorsqu’elle n’est pas prise en charge, cette instabilité peut entraîner :
- Une irritation accrue de la surface oculaire
- Une inflammation de la cornée et de la conjonctive
- Une vision floue
- Un inconfort lors des activités quotidiennes, notamment lors d’une utilisation prolongée des écrans
Afin d’évaluer correctement la stabilité du film lacrymal, les chercheurs ont utilisé le système Ocublink dans le cadre de l’étude « Evaluating Viscosity and Tear Breakup Time of Contemporary Commercial Ocular Lubricants on an In Vitro Eye Model » pour analyser la stabilité du film lacrymal de plusieurs larmes artificielles populaires. Ces comparaisons permettent de situer les principaux acteurs du marché de la gestion de la sécheresse oculaire les uns par rapport aux autres.


Une approche plus intelligente des larmes artificielles
Offrant une gamme de gouttes oculaires à haute viscosité pour la sécheresse oculaire, la gamme I-DROP® se démarque comme une option de choix. En effet, les tests ont démontré que :
- La gamme I-DROP® présente une viscosité initiale élevée, permettant d’augmenter le TBUT tout en se comportant comme le film lacrymal naturel
- La gamme I-DROP® imite le film lacrymal naturel, offrant un confort optimal lors du clignement
- La gamme I-DROP® utilise une formule unique contenant de l’acide hyaluronique de haut poids moléculaire pour améliorer la stabilité des larmes et reproduire la viscosité naturelle des larmes
En fin de compte, gérer efficacement la sécheresse oculaire ne consiste pas seulement à utiliser des larmes artificielles, mais à choisir une formulation conçue pour réellement soutenir le film lacrymal. La science derrière la viscosité et la stabilité du film lacrymal démontre qu’une formulation adaptée peut faire une réelle différence en matière de confort et de performance.
C’est là que la gamme I-DROP® se distingue. Grâce à ses propriétés viscoadaptatives conçues pour maintenir la stabilité à la surface oculaire et prolonger le temps de rupture du film lacrymal, ces formulations sont pensées pour offrir un soulagement durable là où de nombreuses gouttes conventionnelles montrent leurs limites.
Pour ceux qui recherchent une solution allant au-delà d’une lubrification temporaire, la gamme I-DROP® propose une approche plus intelligente et fondée sur la science de la gestion de la sécheresse oculaire, contribuant à des larmes plus saines et plus stables à chaque clignement.
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Réferences
- Phan CM, Ross M, Chan VWY, et al. Evaluating Viscosity and Tear Breakup Time of Contemporary Commercial Ocular Lubricants on an In Vitro Eye Model. Translational Vision Science & Technology. 2023;12(12):8. doi:10.1167/tvst.12.12.8. https://tvst.arvojournals.org/article.aspx?articleid=2791258
- Noda K, Takahashi Y, Nishida K. Easy and effective test to evaluate tear-film stability for self-diagnosis of dry eye syndrome: blinking tolerance time (BTT). BMC Ophthalmology. 2020;20:437. doi:10.1186/s12886-020-01686-2. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7640480/
- Mathers WD, Lane JA. Meibomian gland lipids, evaporation, and tear film stability. Adv Exp Med Biol. 1998;438:349–360. doi:10.1007/978-1-4615-5359-5_50. https://doi.org/10.1007/978-1-4615-5359-5_50