(I-MED Pharma)
La sécheresse oculaire est une maladie multifactorielle pouvant entraîner de nombreux symptômes. En raison de sa complexité, il peut être difficile de la diagnostiquer. Bien qu’il n’existe pas de norme de référence en ce qui concerne les tests de diagnostic de la sécheresse oculaire, la mesure de l’osmolarité lacrymale est devenue l’un des meilleurs moyens de déceler la présence de l’affection[1], [2]. Le test d’osmolarité lacrymale consiste à mesurer la concentration de sel dans les larmes; des résultats anormaux indiquent un déséquilibre dans le film lacrymal. Cette mesure peut aussi aider les professionnels des soins de la vue à surveiller l’efficacité des traitements de la sécheresse oculaire.
La composition du film lacrymal

Les larmes sont composées de trois couches. À l’intérieur se trouve la couche de mucine, qui garde les yeux lubrifiés. Au centre, la couche aqueuse, à base d’eau, élimine les particules et prévient les infections. Enfin, à l’extérieur, la couche lipidique, à base d’huile, aide à réduire l’évaporation des larmes naturelles. Un problème au niveau de l’une ou l’autre de ces couches du film lacrymal peut entraîner de l’instabilité, ce qui vient déséquilibrer les larmes et causer la sécheresse oculaire. Une couche de larmes adéquate et uniforme à la surface de l’œil est essentielle pour assurer la santé des yeux, le confort oculaire et une bonne vision. Les larmes veillent à ce que la surface de l’œil demeure humide tout en éliminant la poussière, les débris et les micro-organismes qui pourraient endommager la cornée et causer une infection ou d’autres complications.
Mesurer l’osmolarité lacrymale pour diagnostiquer la sécheresse oculaire
L’osmolarité lacrymale est la mesure de la concentration de sel dans les larmes. Dans des larmes saines, cette concentration se situe dans une fourchette étroite. Une osmolarité de plus de 300 mOsm/L ou une différence entre les yeux de plus de 8 mOsm/L sont considérées comme anormales[3]. Par conséquent, lorsque la mesure se situe dans cette fourchette anormale, la concentration de sel dans les larmes est élevée. Une osmolarité élevée ou anormale (appelée hyperosmolarité) se produit lorsque la couche lipidique est trop mince; l’eau s’évapore ainsi trop rapidement des larmes, et celle qui reste présente donc une concentration plus élevée en sel[4]. Lorsque les larmes s’évaporent trop rapidement, l’œil n’est pas bien lubrifié, ce qui peut entraîner de nombreux symptômes. L’hyperosmolarité peut causer des troubles allant de l’inconfort jusqu’aux risques plus importants pour la santé oculaire, surtout si elle n’est pas traitée. Sur le plan symptomatique, elle peut causer un stress considérable à la cornée, ce qui augmente l’inflammation[5]. Par cette inflammation oculaire, l’hyperosmolarité peut causer des dommages à plusieurs composants de la surface de l’œil et ainsi entraîner une détérioration progressive de la cornée et mener à un trouble chronique. Comme nous l’avons mentionné plus tôt, des larmes saines permettent d’éliminer la poussière, les débris et les micro-organismes pouvant endommager la cornée et causer une infection. L’hyperosmolarité peut rendre le patient plus vulnérable aux infections et aux complications au niveau des yeux.
L’efficacité de l’osmolarité lacrymale
Une étude menée en 2011 par l’American Journal of Optometry pour évaluer le recours à l’osmolarité lacrymale dans le diagnostic de la sécheresse oculaire a permis de conclure que cette mesure est le meilleur indicateur pour diagnostiquer et catégoriser cette affection[6]. Ce test est intéressant, puisqu’il fournit une valeur numérique à la sécheresse, un aspect dont sont dépourvus la plupart des autres tests[7]. Il s’avère aussi utile pour établir la distinction entre la sécheresse oculaire d’autres affections pouvant causer des symptômes semblables[8]. L’osmolarité lacrymale est aussi essentielle pour aider à surveiller l’efficacité des traitements, comme les larmes artificielles, la thérapie par la chaleur, les changements sur le plan de l’hygiène oculaire et l’alimentation.
Pour mesurer l’osmolarité lacrymale : I-PEN® d’I-MED Pharma

L’I-PEN® d’I-MED Pharma est un outil à la fine pointe de la technologie pouvant mesurer l’osmolarité lacrymale en quelques secondes afin d’aider à diagnostiquer la sécheresse oculaire. Utilisé conjointement avec les capteurs d’osmolarité à usage unique pour I-PEN®, il constitue un moyen simple et rapide de déterminer l’osmolarité lacrymale des tissus orbitaires recouverts par le film lacrymal, comme la conjonctive palpébrale. Après un contact d’environ 2 secondes avec le tissu des paupières, le système d’osmolarité lacrymale I-PEN® affiche le résultat en mOsm/L sur l’écran à affichage à cristaux liquides (ACL). Aucun calcul n’est requis. Le système se sert d’une mesure de l’impédance pour évaluer indirectement l’osmolarité du film lacrymal.

Le système d’osmolarité lacrymale I-PEN® est conçu comme outil de mesure en clinique pour les patients qui présentent des symptômes de sécheresse oculaire, mais aussi avant et après une intervention chirurgicale. Il s’agit en outre d’un outil inestimable pour surveiller l’efficacité des traitements contre la sécheresse oculaire.
Le système d’osmolarité lacrymale I-PEN® est destiné à un usage in vivo par des professionnels seulement.
Comment utiliser le système I-PEN® d’I-MED Pharma
La mesure de l’osmolarité lacrymale est devenue l’un des tests les plus importants pour aider à diagnostiquer la sécheresse oculaire et surveiller l’affection de façon plus efficace. Le test même est rapide, efficace, non effractif, et ne cause aucune douleur ni aucun inconfort au patient. Le système I-PEN® d’I-MED Pharma permet de mesurer l’osmolarité lacrymale en toute simplicité grâce à son format épuré et à sa capacité de fournir rapidement un calcul précis. L’I-PEN® fournit au médecin des renseignements importants pour aider à diagnostiquer la sécheresse oculaire, ce qui permet d’amorcer rapidement un plan de prise en charge pour le patient. Il aide les professionnels des soins de la vue à surveiller l’efficacité des traitements de la sécheresse oculaire en leur permettant de faire un suivi adéquat et de constater une éventuelle amélioration des résultats.
Renseignez-vous sur le système d’osmolarité lacrymale I‑PEN® novateur et la façon dont il peut vous aider dans le cadre de votre pratique.
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[1] Potvin, R., Makari, S., Rapuano, C.J. (2 novembre 2015). « Tear film osmolarity and dry eye disease: a review of the literature », Clin Ophthalmol. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4636089/
[2] Lemp, M.A., Bron, A.J., Baudouin, C., Benítez Del Castillo, J.M., Geffen, D., Tauber, J., Foulks, G.N., Pepose, J.S., Sullivan, B.D. (mai 2011). « Tear osmolarity in the diagnosis and management of dry eye disease », Am J Ophthalmol. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21310379/
[3] Nguyen, D. et Miranda, T. (17 novembre 2020). « Tear osmolarity explained », My Dry Eye. https://mydryeye.ca/tear-osmolarity-explained/
[4] Lazarus, R. (21 novembre 2021). « Does tear osmolarity indicate dry eyes? », Optometrists.org. https://www.optometrists.org/general-practice-optometry/guide-to-eye-conditions/dry-eye/does-tear-osmolarity-indicate-dry-eyes/#:~:text=Tear%20osmolarity%20is%20a%20measure,ocular%20surface%20disease%20(OSD).
[5] Mannis, M.J., Holland, E.J. et Lee, W.B. (éd.), (2013). « Ocular Surface Disease: Cornea, Conjunctiva and Tear Film ». https://www.sciencedirect.com/book/9781455728763/ocular-surface-disease-cornea-conjunctiva-and-tear-film#book-description
[6] Lemp, M.A., Bron, A.J., Baudouin, C., Benítez Del Castillo, J.M., Geffen, D., Tauber, J., Foulks, G.N., Pepose, J.S., Sullivan, B.D. (mai 2011). « Tear osmolarity in the diagnosis and management of dry eye disease », Am J Ophthalmol. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21310379/
[7] Hessen, M. (15 mai 2018). « All about osmolarity », Review of Optometry. https://www.reviewofoptometry.com/article/all-about-osmolarity
[8] Mannis, M.J., Holland, E.J. et Lee, W.B. (éd.), (2013). « Ocular Surface Disease: Cornea, Conjunctiva and Tear Film ». https://www.sciencedirect.com/book/9781455728763/ocular-surface-disease-cornea-conjunctiva-and-tear-film#book-description